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  • 3 ans, 65 articles, 286 dégustations : l’heure du bilan.

    3 ans, 65 articles, 286 dégustations : l’heure du bilan.

    « Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin, mais goûte des secrets. »

    Salvador Dalí

    Janvier 2023. Une bouteille portugaise, quelques photos, un premier article de 242 mots. Personne ne savait alors où cette aventure nous mènerait. Trois ans et demi plus tard, le compteur affiche 65 articles publiés, 286 dégustations partagées sur Instagram et des centaines de bouteilles ouvertes — dont beaucoup ne verront jamais la lumière d’une publication. Il est temps de regarder dans le rétroviseur, de raconter ce qui a changé, ce qu’on a appris, et pourquoi la citation de Dalí résume mieux que tout notre parcours : nous ne buvons plus du vin, nous cherchons ses secrets.

    L’ORIGINE : UNE BOUTEILLE ET UNE ENVIE

    Tout commence par un geste simple : ouvrir une bouteille et avoir envie d’en parler. Le Portugal a eu cet honneur, suivi très vite d’une Côte Rôtie, d’un Sauvignon néo-zélandais, d’un Pinot Gris luxembourgeois qui nous avait littéralement enthousiasmés. En 2023, nous avons publié 49 articles — presque un par semaine. Des textes courts, spontanés, portés par la découverte pure : plus de 70 vins dégustés cette première année, des escapades en Toscane, dans la Rioja, en Savoie, à Saint-Émilion.

    Relire ces premiers articles aujourd’hui, c’est mesurer le chemin parcouru. Ils débordent d’enthousiasme, mais restent en surface : une robe, un nez, une bouche, une émotion. C’était déjà beaucoup. Ce n’était pas encore assez.

    DEUX ESPACES, DEUX ÉCRITURES

    2024 marque le grand pivot. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le blog passe de 49 articles à 11, puis à 2 par an. Dans le même temps, la longueur moyenne explose : de 300 mots à plus de 1 300. Ce n’est pas un essoufflement — c’est une redistribution des rôles.

    Instagram est devenu notre carnet de dégustation : le geste spontané, l’émotion du moment, la photo de la bouteille sur la table. 286 posts en trois ans et demi, un rythme soutenu qui raconte la passion au quotidien.

    Le blog, lui, est devenu autre chose : l’espace où l’on prend le temps de comprendre la complexité du métier de vigneron. Les bouchons et leurs secrets industriels, la blockchain au service de la traçabilité, les drones et l’IA dans les vignes, le retour des amphores, la robotique viticole, et récemment les vins bio et naturels. Chaque article demande des semaines de recherche, de vérification des sources, de croisement des chiffres.

    LA PASSION, LE TEMPS, LA TECHNIQUE

    On ne le dit pas assez : écrire sur le vin prend du temps. Pas seulement le temps de déguster — celui-là est un plaisir. Le temps de vérifier une statistique jusqu’à sa source originale, de comprendre une technique de vinification avant d’oser l’expliquer, de reformuler trois fois un paragraphe pour qu’il soit juste. Nos analyses sont devenues plus précises parce que nos exigences ont grandi avec nous. Le lecteur de 2026 ne lit plus le même blog que celui de 2023 — et c’est tant mieux.

    Cette précision a un coût : la rareté. Deux à quatre articles par an au lieu de cinquante. Nous avons choisi la profondeur, sans regret. Le bilan de la première année annonçait déjà cette direction : creuser plutôt qu’empiler.

    L’IA ENTRE DANS LA CAVE

    Un blog qui s’appelle Wine and Tech’ se devait de vivre ce qu’il raconte. Depuis 2024, nous écrivons sur l’IA dans les vignes — depuis quelques mois, l’IA travaille aussi avec nous. Gestion et retouche des photos pour Instagram et le blog, aide à la structuration des articles, vérification croisée des sources, relecture : l’intelligence artificielle est devenue un assistant de rédaction à part entière.

    Soyons clairs sur un point : l’IA n’a jamais goûté un seul de nos vins. La dégustation, l’émotion, le choix des angles, les convictions — tout cela reste profondément humain. Mais pour le reste, elle nous fait gagner ce qui nous manque le plus : du temps. Et ce temps gagné, nous le réinvestissons là où aucune machine ne peut nous remplacer : le verre à la main, face à un vigneron qui raconte son millésime.

    LES VINS QU’ON NE VOIT JAMAIS

    Faisons le calcul : 286 posts Instagram, 65 articles de blog. Environ une dégustation sur quatre ou cinq devient un article. Et encore — ces 286 posts ne représentent eux-mêmes qu’une sélection. Derrière, il y a tous les autres : les vins dégustés qui n’apparaissent nulle part.

    C’est un choix éditorial assumé depuis le premier jour : nous ne publions que ce qui nous marque. Un vin correct, bien fait, mais sans émotion ? Il ne sera ni sur Instagram, ni sur le blog. Non par mépris — chaque bouteille représente des années de travail, des choix courageux, parfois une vie entière consacrée à la vigne. Par respect pour ce travail, justement, nous préférons le silence à la critique. Et il faut le dire honnêtement : les vins qui marquent vraiment sont rares. C’est toute la difficulté — et toute la beauté — de cette quête. Si tout était exceptionnel, rien ne le serait.

    Nous avons aussi fait des erreurs : des statistiques reprises trop vite qu’il a fallu corriger, des angles abandonnés en cours de route, des articles restés à l’état de brouillon. Chaque erreur a affûté notre méthode. La rigueur d’aujourd’hui est fille des approximations d’hier.

    ET MAINTENANT ?

    L’aventure continue, et le programme est déjà chargé. Cet été, direction la Provence : quatre domaines nous ouvrent leurs portes entre Ramatuelle et Pampelonne — bio, biodynamie, nouvelle génération de vignerons, il y aura de la matière. À la rentrée, nous nous attaquerons à un sujet qui fâche : l’empreinte carbone de la bouteille, entre verre allégé, bag-in-box et canettes. Le vin de demain ne ressemblera pas à celui d’hier, et nous serons là pour le raconter.

    Merci à vous qui nous lisez, commentez, partagez — sur le blog comme sur Instagram. Cette passion n’aurait aucun sens sans le partage. Rendez-vous au prochain millésime.

    🍷 Et vous, quel vin vous a marqué ces trois dernières années ? Racontez-nous votre plus belle découverte en commentaire, et suivez nos dégustations au quotidien sur Instagram @wineandtech !

  • Les petits bouchons….

    Les petits bouchons….


    “Quand il entend le mot ‘bouchon’, le pessimiste pense aussitôt aux autoroutes, l’optimiste, à une bonne bouteille de vin.”

    Bernard Pivot

    On a décidé de vous parler d’un élément, petit mais cruciale , pour nos nectars adorés : les bouchons !

    Les bouchons des bouteilles de vin jouent un rôle très important dans la préservation et l’évolution du vin. Leur histoire, fabrication, utilité et évolution sont riches et intéressantes.

    We decided to talk to you about a small but crucial element for our beloved nectars: the corks!

    The corks of wine bottles play a very important role in the preservation and evolution of wine. Their history, manufacturing, utility, and evolution are rich and interesting.

    Un peu d’histoire….

    Dans l’Antiquité, les amphores, utilisées pour le stockage et le transport du vin, étaient scellées avec des bouchons faits de matériaux divers comme la céramique, la cire ou le bois.

    Les Romains utilisaient souvent des bouchons en argile scellés avec de la poix ou de la cire.

    Avec l’évolution des techniques de fabrication du vin, les bouchons en liège commencent à être utilisés en Espagne et au Portugal.

    Au XVIe siècle, le liège devient de plus en plus populaire grâce à sa capacité à sceller hermétiquement les bouteilles de vin et à permettre une maturation contrôlée.

    L’invention de la bouteille de vin moderne avec un col étroit en Angleterre au XVIIe siècle favorise l’utilisation des bouchons de liège.

    Au XVIIIe siècle, Dom Pérignon, moine bénédictin, utilise le bouchon de liège pour ses vins mousseux, contribuant à leur succession .

    In ancient times, amphorae used for storing and transporting wine were sealed with corks made from various materials such as ceramics, wax, or wood.

    The Romans often used clay corks sealed with pitch or wax.

    With the evolution of winemaking techniques, cork stoppers began to be used in Spain and Portugal.

    In the 16th century, cork became increasingly popular due to its ability to hermetically seal wine bottles and allow for controlled maturation.

    The invention of the modern wine bottle with a narrow neck in England in the 17th century promoted the use of cork stoppers.

    In the 18th century, Dom Pérignon, a Benedictine monk, used cork stoppers for his sparkling wines, contributing to their success.

    Fabrication des bouchons de liège

    Le liège provient de l’écorce du chêne-liège, principalement cultivé en Espagne, au Portugal et dans certaines régions de la Méditerranée.

    L’écorce est récoltée tous les 9 à 12 ans sans nuire à l’arbre.

    Les planches de liège sont bouillies pour les nettoyer et les assouplir. Elles sont ensuite laissées à sécher pendant plusieurs mois. Les bouchons sont ensuite découpés à partir des planches de liège, puis triés selon leur qualité. Ils sont souvent poncés et traités pour améliorer leur imperméabilité et leur uniformité.

    Cork comes from the bark of the cork oak, primarily cultivated in Spain, Portugal, and certain regions of the Mediterranean.

    The bark is harvested every 9 to 12 years without harming the tree.

    The cork boards are boiled to clean and soften them. They are then left to dry for several months. The corks are then cut from the cork boards and sorted according to their quality. They are often sanded and treated to improve their impermeability and uniformity.

    Mais quelle est l’utilité des bouchons de vin ?

    Les bouchons de liège scellent hermétiquement les bouteilles, empêchant l’oxygène d’entrer et d’altérer le vin. Ils permettent cependant une micro-oxygénation, essentielle pour le vieillissement des vins de garde. Le bouchon de liège contribue à la maturation du vin en permettant un échange contrôlé de gaz entre l’intérieur de la bouteille et l’extérieur.

    C’est pourquoi on conserve le vin en position horizontale !

    Lorsque le bouchon reste en contact avec le vin, il ne se dessèche pas. Un bouchon sec peut se rétracter et laisser entrer de l’air dans la bouteille, ce qui accélère l’oxydation du vin. Un bouchon humide reste ainsi gonflé et assure une meilleure étanchéité, empêchant ainsi l’air de pénétrer dans la bouteille.

    Cork stoppers hermetically seal bottles, preventing oxygen from entering and altering the wine. However, they allow for micro-oxygenation, which is essential for the aging of fine wines. The cork stopper contributes to the maturation of the wine by allowing a controlled exchange of gases between the inside of the bottle and the outside.

    This is why wine is stored horizontally!

    When the cork remains in contact with the wine, it does not dry out. A dry cork can shrink and let air into the bottle, accelerating the oxidation of the wine. A wet cork remains swollen and ensures a better seal, thus preventing air from entering the bottle.

    Évolution et modernisation

    Bouchons synthétiques

    Depuis les années 1990, des bouchons synthétiques en plastique ont été développés pour offrir une alternative moins coûteuse et éviter les problèmes de contamination par le TCA (trichloroanisole), responsable du goût de bouchon.

    Since the 1990s, synthetic plastic stoppers have been developed to offer a less expensive alternative and avoid problems of contamination by TCA (trichloroanisole), which is responsible for cork taint.

    Bouchons à vis (screw cap) :

    De plus en plus populaires, surtout pour les vins blancs et les vins de consommation rapide, les bouchons à vis offrent une étanchéité parfaite et sont faciles à ouvrir.

    Becoming increasingly popular, especially for white wines and wines for quick consumption, screw caps offer a perfect seal and are easy to open.

    Bouchons en verre :

    Les bouchons en verre, esthétiques et réutilisables, commencent à gagner du terrain dans les vins de prestige.

    Glass stoppers, which are aesthetic and reusable, are starting to gain ground in prestige wines.

    Technologie et durabilité :

    Les innovations incluent des bouchons en matériaux composites et des efforts pour rendre les bouchons de liège plus durables et traçables. Les producteurs cherchent à minimiser l’impact environnemental en optimisant la gestion des forêts de chêne-liège et en recyclant les bouchons usagés.

    Innovations include stoppers made from composite materials and efforts to make cork stoppers more sustainable and traceable. Producers are looking to minimize environmental impact by optimizing the management of cork oak forests and recycling used corks.

    Les bouchons des bouteilles de vin, qu’ils soient en liège, en plastique, en métal ou en verre, jouent un rôle crucial dans la conservation et l’évolution du vin. Leur histoire illustre l’évolution des techniques et des matériaux utilisés pour garantir la meilleure expérience de dégustation possible.

    Toutefois il est à ce jour encore difficile de remplacer le liège pour les vins de garde car les propriétés intrinsèque du liège en fond le meilleur compagnon de route pour aider le vin à grandir et s’épanouir sur les années.

    The stoppers of wine bottles, whether made of cork, plastic, metal, or glass, play a crucial role in the preservation and evolution of wine. Their history illustrates the evolution of techniques and materials used to ensure the best possible tasting experience.

    However, it is still difficult to replace cork for aging wines because the intrinsic properties of cork make it the best companion to help wine grow and flourish over the years.

    Après ouverture de la bouteille ?

    Après ouverture le bouchon de liège perd ses propriétés conservatrices à cause de l’arrachage et des étirements subis. Le vin est alors exposé à l’oxygène conduisant à une oxydation progressive. Il sera alors difficile de le conserver plus de 24h juste en remettant le bouchon.

    Pour assurer une meilleure conservation des bouchons avec pompes à vide d’air sont peu coûteux et très efficaces.

    Des systèmes plus onéreux par injection de gaz inerte permettent une conservation parfaite du vin pour plusieurs mois.

    https://www.coravin.com

    After opening, the cork loses its preservative properties due to tearing and stretching. The wine is then exposed to oxygen, leading to progressive oxidation. It will be difficult to keep it for more than 24 hours just by putting the cork back.

    To ensure better preservation, vacuum pumps for corks are inexpensive and very effective. More expensive systems using inert gas injection allow for perfect preservation of the wine for several months.