WineAndTech’

Auteur/autrice : Jean-Sébastien LASSERE

  • L’empreinte carbone de la bouteille : verre allégé, bag-in-box, canette, le vrai comparatif

    L’empreinte carbone de la bouteille : verre allégé, bag-in-box, canette, le vrai comparatif

    ⏱️ Temps de lecture : 6 minutes

    La canicule de cet été a remis un mot au centre de toutes les conversations : sobriété. Dans le vin, on pense d’abord à la vigne — les vendanges qui avancent, le stress hydrique, les cépages qui souffrent. Pourtant, quand on mesure l’empreinte carbone d’une bouteille, la surprise est ailleurs. Ce n’est pas le raisin le principal coupable. C’est le contenant.

    LE CONTENANT PÈSE PLUS LOURD QUE LA VIGNE

    Anatomie carbone d’un litre de vin

    Les chiffres de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) sont sans appel : l’empreinte carbone de la filière tourne autour de 1,20 kg équivalent CO2 par litre, et près de la moitié provient de la seule bouteille en verre — sa fabrication, puis sa gestion en fin de vie. Le reste se répartit entre la viticulture (environ 22 %), le transport (17 %) et la vinification (11 %). La base Agribalyse de l’ADEME situe la fourchette complète entre 1 000 et 1 500 gCO2eq par litre selon les domaines et les méthodes de calcul.

    La traduction concrète est contre-intuitive : pour réduire son empreinte, un vigneron a souvent plus à gagner en agissant sur son emballage qu’en optimisant ses seuls travaux à la vigne. L’impact environnemental réel se joue autant au rayon qu’au chai.

    LE VERDICT CARBONE : C’EST LE POIDS QUI FAIT LA LOI

    Alléger le verre, le premier réflexe

    Le poids du verre, premier levier de décarbonation du vin.

    Avant même de changer de format, le levier le plus immédiat tient en un mot : le poids. Une bouteille de 690 g affiche une empreinte de 1 kg équivalent CO2 par litre ; la même, allégée à 395 g, tombe à 0,6 kg. L’IFV estime qu’alléger une bouteille de 100 g fait gagner 134 à 148 gCO2eq par litre — l’équivalent, en ordre de grandeur, d’une demi-baguette de tradition. Ajoutez un verre teinté, plus riche en calcin (verre recyclé), et vous grappillez encore quelques points.

    Pour bien se repérer, un rappel de volumes s’impose : le format de référence, celui qui remplit les rayons et concentre la quasi-totalité des ventes, reste la bouteille de 75 cl (750 ml) ; son grand frère le magnum en contient le double, soit 1,5 litre. C’est donc sur ce standard de 75 cl que se joue l’essentiel du match. Or le problème est que la moyenne de poids y reste élevée : une bouteille de 75 cl pèse aujourd’hui environ 550 g à vide, et certaines cuvées de prestige dépassent allègrement 800 g — pour très exactement le même contenu. Sur ces 750 ml de vin, le verre peut représenter 395 g comme 800 g : seul le contenant, jamais le vin, fait la différence. Un poids qui ne sert souvent qu’à flatter la sensation en main.

    Bag-in-box, canette, PET : le carbone chute

    Changer carrément de contenant fait basculer la balance plus vite encore. Bag-in-box, canette aluminium et bouteille PET — le polyéthylène téréphtalate, ce plastique léger et transparent des bouteilles d’eau et de soda — affichent tous une empreinte carbone par litre nettement inférieure à celle du verre : moins de matière, donc moins d’énergie de fabrication et moins de poids à transporter. Le bag-in-box tire particulièrement son épingle du jeu — plié à vide, il divise par plusieurs le nombre de camions nécessaires pour livrer un même volume. Sur les vins du quotidien, ceux qu’on boit dans l’année (soit près de 90 % de la production), l’argument carbone est difficile à contester.

    MAIS LE CARBONE NE DIT PAS TOUT

    Ce que le bilan carbone oublie de compter

    C’est ici que le comparatif prend son virage. Réduire un emballage à sa seule empreinte carbone, c’est regarder le monde par le trou d’une serrure. L’analyse de cycle de vie (ACV) complète — celle qui mesure aussi la toxicité, l’épuisement des ressources ou la pollution des sols — raconte une histoire plus nuancée.

    L’IFV le note explicitement : la canette, à cause de l’aluminium, présente l’impact le plus élevé de tous les contenants — verre compris — sur l’indicateur de toxicité humaine, la production d’aluminium primaire polluant l’air, les sols et l’eau par métaux lourds. Les plastiques, eux, pèsent lourd sur l’épuisement des ressources non renouvelables. Quant au bag-in-box, sa poche multicouche mêlant film plastique et aluminium reste, en pratique, très difficile à recycler : l’excellent bilan carbone masque un vrai problème de fin de vie.

    Le carbone n’est pas le seul impact environnemental : chaque matériau déplace le problème plutôt qu’il ne l’efface.

    Synthèse des travaux de l’IFV sur les conditionnements

    Le vrai match : usage unique contre réemploi

    Si l’on cherche le geste qui change vraiment la donne, il n’est ni dans le plastique ni dans l’aluminium. Il est dans la consigne. En comparant le réemploi du verre à l’usage unique, l’ADEME chiffre les gains à -51 % d’eau, -76 % d’énergie et -79 % d’émissions de gaz à effet de serre — et l’avantage est acquis dès la deuxième utilisation de la bouteille.

    Le facteur décisif n’est même pas le poids du verre, mais le taux de retour : plus une bouteille repart en circulation, plus son empreinte s’effondre. Au Château de l’Éclair, domaine support d’expérimentation en Beaujolais, on utilise une bouteille réemployable de 560 g — plus lourde que les 420 g habituels — et le bilan reste malgré tout gagnant dès le deuxième cycle. Le législateur pousse dans ce sens : la loi AGEC impose aux plus gros metteurs en marché 5 % d’emballages réemployés depuis 2023, et vise 10 % à l’horizon 2027.

    Le réemploi : dès la deuxième vie, le verre reprend l’avantage.

    ALORS, POURQUOI ACHÈTE-T-ON ENCORE LOURD ?

    Le poids du prestige

    Voilà le paradoxe. Les solutions techniques existent, elles gagnent sur le carbone, et pourtant le marché reste accroché à la bouteille lourde. La raison n’est pas technique, elle est culturelle. Dans l’esprit du consommateur, le poids du verre signale la qualité : une bouteille dense, une piqûre profonde, et le vin paraît plus sérieux avant même d’être goûté.

    S’ajoutent deux arguments bien réels : le verre demeure le contenant le mieux adapté à la garde et le plus neutre pour le vin sur le plan physico-chimique, et il rassure à l’export, sur des marchés où l’image de l’appellation prime sur le reste. Résultat : le vigneron qui allège sa bouteille ou passe au bag-in-box prend un risque commercial que peu osent assumer sur leurs cuvées haut de gamme. La technique a tranché ; les têtes, pas encore.

    Le bon contenant au bon endroit

    Le comparatif, au fond, ne désigne pas un vainqueur unique. Pour un vin de garde qui traversera l’Atlantique, le verre allégé et teinté reste le choix le plus raisonnable. Pour un rosé d’été bu sur une terrasse — de saison, justement — la canette ou le bag-in-box divisent l’empreinte sans rien sacrifier au plaisir. Et pour le vin du quotidien qu’on rachète chaque semaine, la consigne est, de loin, la piste la plus vertueuse. Le vrai progrès ne consiste pas à trouver l’emballage parfait, mais à cesser de mettre le même verre lourd autour de tous les vins, quel que soit leur usage. La sobriété, ici comme ailleurs, commence par le bon outil au bon endroit.

    Sources : Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) — empreinte carbone de la filière vin et leviers de conditionnement ; ADEME — base Agribalyse et étude « Évaluation environnementale de la consigne pour le réemploi des emballages en verre » (volets A & B, 2023-2025) ; Réussir Vigne, janvier 2026 ; loi AGEC (2020) et Stratégie 3R. Données recoupées en juillet 2026.

  • 3 ans, 65 articles, 286 dégustations : l’heure du bilan.

    3 ans, 65 articles, 286 dégustations : l’heure du bilan.

    « Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin, mais goûte des secrets. »

    Salvador Dalí

    Janvier 2023. Une bouteille portugaise, quelques photos, un premier article de 242 mots. Personne ne savait alors où cette aventure nous mènerait. Trois ans et demi plus tard, le compteur affiche 65 articles publiés, 286 dégustations partagées sur Instagram et des centaines de bouteilles ouvertes — dont beaucoup ne verront jamais la lumière d’une publication. Il est temps de regarder dans le rétroviseur, de raconter ce qui a changé, ce qu’on a appris, et pourquoi la citation de Dalí résume mieux que tout notre parcours : nous ne buvons plus du vin, nous cherchons ses secrets.

    L’ORIGINE : UNE BOUTEILLE ET UNE ENVIE

    Tout commence par un geste simple : ouvrir une bouteille et avoir envie d’en parler. Le Portugal a eu cet honneur, suivi très vite d’une Côte Rôtie, d’un Sauvignon néo-zélandais, d’un Pinot Gris luxembourgeois qui nous avait littéralement enthousiasmés. En 2023, nous avons publié 49 articles — presque un par semaine. Des textes courts, spontanés, portés par la découverte pure : plus de 70 vins dégustés cette première année, des escapades en Toscane, dans la Rioja, en Savoie, à Saint-Émilion.

    Relire ces premiers articles aujourd’hui, c’est mesurer le chemin parcouru. Ils débordent d’enthousiasme, mais restent en surface : une robe, un nez, une bouche, une émotion. C’était déjà beaucoup. Ce n’était pas encore assez.

    DEUX ESPACES, DEUX ÉCRITURES

    2024 marque le grand pivot. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le blog passe de 49 articles à 11, puis à 2 par an. Dans le même temps, la longueur moyenne explose : de 300 mots à plus de 1 300. Ce n’est pas un essoufflement — c’est une redistribution des rôles.

    Instagram est devenu notre carnet de dégustation : le geste spontané, l’émotion du moment, la photo de la bouteille sur la table. 286 posts en trois ans et demi, un rythme soutenu qui raconte la passion au quotidien.

    Le blog, lui, est devenu autre chose : l’espace où l’on prend le temps de comprendre la complexité du métier de vigneron. Les bouchons et leurs secrets industriels, la blockchain au service de la traçabilité, les drones et l’IA dans les vignes, le retour des amphores, la robotique viticole, et récemment les vins bio et naturels. Chaque article demande des semaines de recherche, de vérification des sources, de croisement des chiffres.

    LA PASSION, LE TEMPS, LA TECHNIQUE

    On ne le dit pas assez : écrire sur le vin prend du temps. Pas seulement le temps de déguster — celui-là est un plaisir. Le temps de vérifier une statistique jusqu’à sa source originale, de comprendre une technique de vinification avant d’oser l’expliquer, de reformuler trois fois un paragraphe pour qu’il soit juste. Nos analyses sont devenues plus précises parce que nos exigences ont grandi avec nous. Le lecteur de 2026 ne lit plus le même blog que celui de 2023 — et c’est tant mieux.

    Cette précision a un coût : la rareté. Deux à quatre articles par an au lieu de cinquante. Nous avons choisi la profondeur, sans regret. Le bilan de la première année annonçait déjà cette direction : creuser plutôt qu’empiler.

    L’IA ENTRE DANS LA CAVE

    Un blog qui s’appelle Wine and Tech’ se devait de vivre ce qu’il raconte. Depuis 2024, nous écrivons sur l’IA dans les vignes — depuis quelques mois, l’IA travaille aussi avec nous. Gestion et retouche des photos pour Instagram et le blog, aide à la structuration des articles, vérification croisée des sources, relecture : l’intelligence artificielle est devenue un assistant de rédaction à part entière.

    Soyons clairs sur un point : l’IA n’a jamais goûté un seul de nos vins. La dégustation, l’émotion, le choix des angles, les convictions — tout cela reste profondément humain. Mais pour le reste, elle nous fait gagner ce qui nous manque le plus : du temps. Et ce temps gagné, nous le réinvestissons là où aucune machine ne peut nous remplacer : le verre à la main, face à un vigneron qui raconte son millésime.

    LES VINS QU’ON NE VOIT JAMAIS

    Faisons le calcul : 286 posts Instagram, 65 articles de blog. Environ une dégustation sur quatre ou cinq devient un article. Et encore — ces 286 posts ne représentent eux-mêmes qu’une sélection. Derrière, il y a tous les autres : les vins dégustés qui n’apparaissent nulle part.

    C’est un choix éditorial assumé depuis le premier jour : nous ne publions que ce qui nous marque. Un vin correct, bien fait, mais sans émotion ? Il ne sera ni sur Instagram, ni sur le blog. Non par mépris — chaque bouteille représente des années de travail, des choix courageux, parfois une vie entière consacrée à la vigne. Par respect pour ce travail, justement, nous préférons le silence à la critique. Et il faut le dire honnêtement : les vins qui marquent vraiment sont rares. C’est toute la difficulté — et toute la beauté — de cette quête. Si tout était exceptionnel, rien ne le serait.

    Nous avons aussi fait des erreurs : des statistiques reprises trop vite qu’il a fallu corriger, des angles abandonnés en cours de route, des articles restés à l’état de brouillon. Chaque erreur a affûté notre méthode. La rigueur d’aujourd’hui est fille des approximations d’hier.

    ET MAINTENANT ?

    L’aventure continue, et le programme est déjà chargé. Cet été, direction la Provence : quatre domaines nous ouvrent leurs portes entre Ramatuelle et Pampelonne — bio, biodynamie, nouvelle génération de vignerons, il y aura de la matière. À la rentrée, nous nous attaquerons à un sujet qui fâche : l’empreinte carbone de la bouteille, entre verre allégé, bag-in-box et canettes. Le vin de demain ne ressemblera pas à celui d’hier, et nous serons là pour le raconter.

    Merci à vous qui nous lisez, commentez, partagez — sur le blog comme sur Instagram. Cette passion n’aurait aucun sens sans le partage. Rendez-vous au prochain millésime.

    🍷 Et vous, quel vin vous a marqué ces trois dernières années ? Racontez-nous votre plus belle découverte en commentaire, et suivez nos dégustations au quotidien sur Instagram @wineandtech !

  • Vins bio et naturels : la révolution silencieuse que personne ne veut voir

    Vins bio et naturels : la révolution silencieuse que personne ne veut voir


    Le vin vivant cherche sa place dans un monde qui préfère ses certitudes en bouteille.

    Il y a quelque chose d’étrange dans le rapport que nous entretenons avec ce que nous buvons. Nous voulons du naturel dans notre assiette, du local sur nos marchés, du vivant dans nos jardins — mais dans nos verres, nous réclamons toujours le même vin, celui qui sent bon la vanille boisée, celui dont la couleur est parfaite, celui dont le goût ne surprend jamais.

    Pourtant, une poignée de vignerons obstinés est en train de changer les règles du jeu. Silencieusement, dans leurs caves, à genoux dans leurs vignes, ils réinventent un art millénaire. Avec peu de reconnaissance, beaucoup de scepticisme — et une conviction chevillée au corps : le vin peut être autre chose.

    LES NOUVELLES PRATIQUES

    La biodynamie : soigner la vigne comme un organisme vivant

    Loin d’être une mode New Age, la biodynamie repose sur une approche systémique du vignoble. Inspirée des travaux de Rudolf Steiner, elle considère le domaine viticole comme un organisme autonome, capable de se réguler lui-même si on lui en donne les moyens.

    Concrètement, cela signifie travailler selon le calendrier lunaire, préparer des tisanes et décoctions à base de plantes, et bannir tout intrant chimique de synthèse :

    • Travail du sol selon les jours racines, fleurs et fruits du calendrier lunaire
    • Décoctions d’ortie, prêle et valériane pour renforcer la résistance naturelle de la vigne
    • Préparation 500 — fumier de vache fermenté en corne enterrée — pour dynamiser les sols
    • Zéro pesticide, zéro herbicide de synthèse sur l’ensemble du domaine

    Le résultat ? Des sols grouillant de vers de terre, de champignons mycorhiziens, de bactéries bénéfiques. Des vignes dont les racines plongent profondément, cherchant par elles-mêmes l’eau et les minéraux.

    « Un vin vivant évolue, respire, change avec le temps et le voyage. Pour les puristes, c’est là que réside la vraie noblesse. Pour les sceptiques, c’est là que commence le risque. »

    La vinification sans soufre et les amphores géorgiennes

    Dans la cave, les innovations sont tout aussi radicales. La vinification sans soufre ajouté est la vraie révolution : le SO₂ est utilisé depuis des siècles comme conservateur. Le supprimer, c’est naviguer sans filet. Le vin devient vivant, imprévisible, parfois capricieux.

    D’autres vignerons vont encore plus loin, en ressuscitant des pratiques antiques : la vinification en amphore, des jarres de terre cuite qui permettent une micro-oxygénation sans donner de goût boisé. On vous en avait parlé, il y a quelques temps 😉

    Parallèlement, la quête des cépages oubliés devient obsessionnelle — Pineau d’Aunis en Loire, Savagnin ouillé en Jura, Tibouren en Provence. Des vins qu’on n’a jamais goûtés, qui n’ont aucune référence en mémoire, et qui pour cela déroutent autant qu’ils enchantent.

    LE MUR DE LA RECONNAISSANCE PROFESSIONNELLE

    Des jurys qui ne savent pas quoi en faire

    Les concours de vins sont la vitrine du monde viticole. Mais dans cet univers très codifié, les vins naturels arrivent souvent comme des électrons libres. Un vin légèrement trouble — parce que non filtré — sera pénalisé sur la robe. Un vin au nez légèrement réduit — parce qu’il n’a pas bénéficié de soufre protecteur — sera déclassé à l’olfaction.

    Le problème ? Ces critères d’évaluation ont été conçus pour juger des vins conventionnels. Ils sont inaptes à saisir ce qui fait précisément la singularité d’un vin vivant. C’est comme juger un street artist au concours des Beaux-Arts : la forme change, les règles restent figées, et c’est la création qui en paye le prix.

    Les critères des concours ont été conçus pour évaluer des vins conventionnels

    La tyrannie du goût international

    La critique internationale, longtemps dominée par le modèle Parker, a imposé un idéal gustatif unique : des vins puissants, concentrés, boisés, aux tanins mûrs. Les vins naturels, avec leur légèreté assumée, leur acidité vive, leurs arômes parfois atypiques, sont aux antipodes de ce modèle.

    « Certains vins naturels ne peuvent pas revendiquer leur appellation — parce qu’ils expriment un terroir d’une façon que les règles d’hier n’avaient pas prévue. »

    Des appellations qui excluent leurs pionniers

    Paradoxe ultime : certains vins naturels ne peuvent pas revendiquer leur appellation d’origine. Parce qu’ils sont vinifiés avec des cépages atypiques ou présentent des caractéristiques organoleptiques jugées non conformes au cahier des charges. Ces vins sont déclassés en simple « vin de France » — quand bien même ils expriment un terroir avec une précision que bien des Grands Crus pourraient leur envier.

    N’hésitez pas à lire notre article sur la définition de ‘vin de France’ :

    LE REGARD DU CONSOMMATEUR

    La méfiance des consommateurs : une affaire de confort et de codes

    « Mon vin ne doit pas me surprendre »

    Le consommateur de vin traditionnel a construit une relation de confiance fondée sur la répétabilité : chaque millésime doit ressembler au précédent, chaque bouteille au même. C’est la promesse implicite que les grandes maisons ont su vendre pendant des décennies.

    Le vin naturel, lui, est vivant. Il varie d’un millésime à l’autre, parfois d’une bouteille à l’autre. Un vin ouvert trop tôt peut sembler fermé, austère. Le même vin deux heures plus tard peut s’épanouir de façon bouleversante. Ce n’est pas un défaut — c’est une qualité. Mais pour un consommateur habitué à la prévisibilité, c’est perturbant.

    Le spectre des défauts et le manque de pédagogie

    Le débat le plus âpre tourne autour des défauts réels ou supposés des vins naturels. La réduction, le Brett, la volatile… Ces caractéristiques, tolérées à faibles doses comme signe de complexité, sont considérées comme rédhibitoires dans le vin conventionnel. Où s’arrête le « vivant » et où commence l’erreur de vinification ? Il n’y a pas de réponse simple.

    Un dernier frein, pratique celui-là : les vins bio et naturels sont souvent plus chers et distribués via des réseaux alternatifs — cavistes indépendants, bistrots naturels, marchés de producteurs — loin de la grande distribution. Et les étiquettes, souvent dépourvues de cépage ou d’appellation lisible, laissent le consommateur sans repères.

    LE VIN COMME ACTE POLITIQUE

    « Les choses changent, lentement mais sûrement. Les bistrots à vins naturels fleurissent dans toutes les grandes villes — du Verre Volé à Paris, pionnier depuis 2000, à Odessa Comptoir sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon, en passant par plus de 1 000 adresses recensées à travers toute la France.

    « Les bistrots à vins naturels et les cavistes indépendants deviennent les premiers lieux d’éducation gustative pour les nouveaux curieux. »

    Une nouvelle génération de sommeliers questionne, explore, accepte l’inattendu. Des figures comme Pascaline Lepeltier, Meilleure Sommelière de France 2018, qui défend les vins naturels sur les plus grandes scènes internationales, ou Xavier Thuizat, Meilleur Sommelier de France 2022, qui a mis à sa carte de l’Hôtel de Crillon une quarantaine de vignerons de moins de 35 ans, beaucoup travaillant en bio ou en nature. Le Guide des Meilleurs Vins de France 2025 lui-même recense près de la moitié de ses domaines certifiés bio ou en biodynamie — ce qui aurait été impensable il y a vingt ans.

    Choisir un vin bio ou naturel, c’est plus qu’un choix de consommation. C’est un acte de soutien à des hommes et des femmes qui ont décidé de travailler autrement, quitte à renoncer aux certifications faciles, aux notes flatteuses et aux marchés lucratifs. C’est parier sur la diversité contre l’uniformité. Sur le vivant contre le formaté.

    Le vin naturel n’est pas parfait. Il surprend, il déroute, il déçoit parfois. Mais quand il réussit — et il réussit souvent — il dit quelque chose qu’aucun vin de laboratoire ne pourra jamais dire : la vérité d’un lieu, d’une saison, d’un être humain qui a choisi de faire confiance à la nature.

    Avez-vous déjà goûté un vin naturel qui vous a convaincu — ou au contraire déçu ?

    Partagez votre expérience en commentaires.

    Sources : Wikipédia — Viticulture biodynamique · Wikipédia — Agriculture biodynamique

  • Vin de France : liberté totale ou perte de repères ?

    Vin de France : liberté totale ou perte de repères ?

    Quand on parle de vin en France, les appellations sont souvent vues comme des garde-fous sacrés. AOC, IGP, terroir, cahiers des charges… et puis il y a Vin de France, l’appellation qui casse la table et redistribue les cartes.

    ©vindefrance.com

    Souvent perçue comme une catégorie « en dessous », elle est pourtant devenue un terrain de jeu fascinant pour de nombreux vignerons.

    Mais que cache vraiment la mention Vin de France ? Et surtout, est-ce un avantage ou un compromis ?

    L’appellation Vin de France existe officiellement depuis 2009. Elle remplace l’ancienne mention « vin de table », avec une ambition claire :

    👉 offrir plus de liberté aux producteurs.

    Un Vin de France peut être :

    issu de raisins français, sans indication de région mono-cépage ou assemblage libre vinifié sans contrainte géographique stricte commercialisé avec le millésime et le cépage indiqués (ce qui n’était pas autorisé avant)

    C’est la seule catégorie officielle où la créativité passe avant la carte

    🍇 Une liberté totale pour le vigneron

    Pas de cahier des charges imposé sur les cépages, les rendements, les méthodes de vinification, l’origine précise des raisins

    Un vigneron peut assembler un Syrah du Rhône avec un Cabernet de la Loire s’il le souhaite. Impensable en AOC.

    ©clarachetan.com

    🧪 Un laboratoire d’innovation

    Vin de France est souvent le refuge de :

    micro-cuvées expérimentales vins naturels ou atypiques, essais de nouveaux cépages styles non conformes aux standards locaux.

    C’est là que naissent beaucoup de vins qui ne ressemblent à rien… et parfois à quelque chose de génial.

    🌍 Une lecture plus simple pour le consommateur

    Pour un public international ou néophyte, le cépage parle plus que l’appellation « Vin de France – Chardonnay » est plus lisible qu’une appellation obscure. C’est un levier fort à l’export.

    💰 Une contrainte économique allégée

    Moins de contrôles, moins de coûts administratifs, plus de flexibilité sur les volumes, pour certains producteurs, c’est une question de survie économique.

    🗺️ Une absence de terroir revendiqué

    Pas de région, pas de village, pas de sol identifié, pour les amateurs de terroir, c’est une frustration, voire un rejet. Le vin raconte moins une origine qu’une intention.

    🏷️ Une image parfois dévalorisée

    Malgré son évolution, Vin de France traîne encore une réputation de vin bas de gamme , vin industriel, vin sans âme. Une perception souvent injuste, mais bien réelle.

    🎯 Une qualité très hétérogène

    La liberté est une force… et un risque.

    Dans cette catégorie, on trouve des cuvées brillantes, des vins très moyens et parfois le pire sans cadre, tout repose sur le sérieux du producteur.

    🧭 Moins de repères pour les amateurs avertis

    Sans appellation, difficile de comparer et anticiper un style mais aussi se repérer dans une cave. Cela demande plus de curiosité, moins de réflexes.

    Vin de France : une appellation d’avenir ?

    Vin de France n’est ni une sous-catégorie, ni une hérésie. C’est une philosophie. Elle séduit de plus en plus de jeunes vignerons, des profils hors normes, des amateurs curieux, lassés du formatage

    Dans un monde viticole en mutation, Vin de France est souvent là où ça bouge

    Voici quelques grands vignerons et domaines renommés qui ont choisi de quitter leur AOP pour produire des vins sous l’appellation « Vin de France », souvent pour plus de liberté créative ou pour innover en dehors des cahiers des charges stricts des AOP :

    • Domaine Jean-Yves Mizelle (ex-AOP Languedoc) : Pionnier dans le passage en Vin de France pour des cuvées expérimentales.
    • Clos du Moulin aux Moines (ex-AOP Bourgogne) : A opté pour le Vin de France sur certaines cuvées pour explorer des assemblages non autorisés en AOP.
    • Domaine Duseigneur (ex-AOP Lirac, Côtes-du-Rhône) : Produit désormais des vins en Vin de France pour des projets audacieux, notamment des monocépages ou des assemblages originaux.
    • Château de la Selve (ex-AOP Bordeaux) : Certains millésimes sont vinifiés en Vin de France pour contourner les contraintes de l’AOP.
    • Domaine de l’Enchantoir (ex-AOP Roussillon) : Utilise l’appellation Vin de France pour des vins naturels ou des cépages non traditionnels dans la région.
    • Baron Maxime Borie de Maurel (ex-AOP Bordeaux) : A lancé des cuvées en Vin de France pour des expérimentations sur des terroirs marginaux ou des cépages rares.
    • Le Domaine de la Rosière (ex-AOP Minervois) a abandonné son AOP pour produire un vin 100% Syrah en Vin de France, une démarche saluée par la critique pour sa qualité et son originalité.

    Source : Vin de Bacchus – Vins de France sans appellation d’origine contrôlée


  • La robotique au service de la viticulture

    La robotique au service de la viticulture

    L’usage de la robotique dans les vignes connaît une croissance rapide, transformant profondément les pratiques viticoles grâce à l’automatisation, la précision des capteurs embarqués et l’analyse de données en temps réel. Voici un aperçu des principales applications technologiques et des bénéfices concrets qu’apportent ces innovations.

    🔧 Applications de la Robotique en Viticulture

    Désherbage et Entretien du Sol

    Les robots autonomes comme le Naïo Oz ou le Ted de Naïo Technologies sont conçus pour entretenir le sol sans intervention humaine continue. Équipés de lidars, caméras RGB et de GPS RTK (Real-Time Kinematic), ces robots naviguent entre les rangs avec une précision centimétrique.

    Ils exécutent des tâches telles que le binage, la tonte ou l’application localisée de produits phytosanitaires avec des bras mécaniques contrôlés par des algorithmes de vision par ordinateur. Résultat : une réduction de l’usage d’herbicides jusqu’à 80 % et un sol aéré mécaniquement, sans recours aux produits chimiques.

    Transport de Charges Lourdes

    Des plateformes robotiques telles que le robot Bakus de Vitibot ou Carré Anatis sont capables de transporter des caisses de raisins, évacuer les sarments ou suivre automatiquement un opérateur à l’aide de systèmes de suivi visuel ou de balises UWB (Ultra Wide Band).

    Certains modèles peuvent planifier un itinéraire de retour en autonomie ou se connecter à un logiciel de gestion parcellaire pour synchroniser les opérations de logistique pendant les vendanges.

    Surveillance de l’État Sanitaire des Vignes

    Des robots dotés de caméras multispectrales, capteurs infrarouges et intelligence artificielle embarquée peuvent détecter des signes précoces de stress hydrique, maladies (comme le mildiou ou l’oïdium) ou infestations parasitaires.

    Par exemple, le projet VineScout en Espagne a développé un robot capable de mesurer en temps réel la température des feuilles et l’humidité du sol, puis de générer une carte de vigilance à l’échelle de la parcelle. Ces données sont ensuite intégrées dans des systèmes de décision agronomique (DSS) pour des interventions localisées et efficaces.

    ✅ Avantages Technologiques de la Robotique Viticole

    Réduction de la pénibilité : Les robots prennent en charge des tâches exigeantes physiquement, notamment dans des terrains accidentés ou des conditions climatiques difficiles.

    Gain de précision : Grâce à l’usage de l’IA, de la cartographie 3D et des données GPS ultra précises, les interventions sont ciblées, limitant les pertes et améliorant la qualité du raisin.

    Optimisation des ressources : L’automatisation permet une gestion économe en eau, carburant et intrants chimiques, alignée avec les objectifs de viticulture durable.

    Collecte et exploitation des données : La robotique est un vecteur d’agriculture de précision. Chaque passage est une source de données utiles pour affiner les pratiques culturales et anticiper les risques.

    🚧 Défis et Perspectives d’Avenir

    L’adoption de ces robots soulève des enjeux économiques (coût d’acquisition élevé), techniques (adaptation au terrain, autonomie énergétique), et réglementaires (sécurité, homologation CE).

    Cependant, les progrès en robotique mobile, les batteries longue durée, et l’intégration dans des écosystèmes numériques interconnectés (IoT agricole, jumeau numérique de l’exploitation) ouvrent la voie à une viticulture résolument tournée vers l’innovation.

    La robotique, associée à l’IA et à la collecte de données massives, constitue un levier stratégique pour répondre aux défis climatiques et économiques du secteur viticole. À moyen terme, elle pourrait même jouer un rôle clé dans la transition agroécologique.

    Dans ce monde de tradition, où certains précurseurs ont suil est intéressant de voir comment les technologies modernes et analytiques se marieront.

  • 🏺 Le grand retour des amphores dans le monde du vin – entre tradition antique et technologie douce

    🏺 Le grand retour des amphores dans le monde du vin – entre tradition antique et technologie douce

    Une invention millénaire

    Les amphores font partie des plus anciennes inventions de l’humanité en matière de conservation et de transport de liquides. On en retrouve des traces dès le 4e millénaire avant J.-C., notamment en Mésopotamie et en Égypte, mais ce sont surtout les Géorgiens qui ont été les véritables pionniers de l’usage œnologique des amphores.

    En Géorgie, les qvevris, grandes jarres en terre cuite enfouies dans le sol, sont utilisées depuis plus de 8 000 ans pour fermenter, élever et stocker le vin. Cette tradition est tellement enracinée qu’elle a été classée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

    Abandonnées, puis redécouvertes

    Avec le temps, les amphores ont été progressivement remplacées par les barriques en bois, plus pratiques pour le transport et la gestion des volumes. Mais depuis les années 1990-2000, une nouvelle génération de vignerons a commencé à réexplorer cette méthode ancestrale, notamment dans les mouvances du vin nature et de la biodynamie.

    Pourquoi ce retour ? Parce que l’amphore offre des avantages techniques et philosophiques uniques :

    ✨ Micro-oxygénation naturelle sans intervention mécanique 🍇 Neutralité aromatique : aucun arôme boisé, le vin exprime uniquement le fruit et le terroir 🌡️ Bonne inertie thermique : la température varie lentement, ce qui est bénéfique pour la fermentation

    Un usage qui s’étend, même à Bordeaux

    L’amphore n’est plus l’apanage des vignerons marginaux ou « alternatifs ». Elle séduit aujourd’hui des domaines prestigieux, y compris dans des régions traditionnelles, très ancrées dans l’usage de la barrique, comme Bordeaux.

    Par exemple :

    Le Château Pontet-Canet (5e Grand Cru Classé à Pauillac) utilise des amphores en béton ou en argile pour une partie de ses élevages. Château Durfort-Vivens l’intègre dans tous ces vins, pour certain cela représente même 80% de l’élevage en amphore.

    Le Château La Dominique à Saint-Émilion a introduit les amphores pour des micro-vinifications afin de préserver la pureté du fruit. Le Château Le Puy, référence du vin nature bordelais, travaille également avec la terre cuite.

    On les retrouve aussi dans des domaines de la Loire, du Languedoc, du Rhône, en Bourgogne, en Italie (notamment chez COS ou Gravner), en Espagne (tinajas), et bien sûr en Géorgie.

    Pas seulement pour le vin

    L’usage des amphores ne se limite pas à l’univers viticole. On les retrouve également :

    En oléiculture : pour la fermentation ou la conservation de certaines huiles d’olive haut de gamme. Dans la brasserie artisanale : certaines bières de fermentation spontanée sont élevées en amphore. En parfumerie et cosmétique naturelle : pour la macération d’ingrédients sans interaction chimique. En architecture écologique : utilisées comme éléments d’humidification naturelle dans certaines constructions bioclimatiques.

    Une technologie douce au service du vin

    Ce qu’on appelle aujourd’hui « technologie douce » dans le vin, c’est une forme de maîtrise sans artifice, où la forme, le matériau et l’environnement suffisent à influencer positivement l’évolution du vin. Les amphores en sont une parfaite illustration.

    Elles ne sont ni rétrogrades, ni uniquement symboliques : elles offrent une alternative sérieuse à la barrique et à l’inox, notamment pour des vins où l’expression du raisin prime sur le style de l’élevage.

    📌 En résumé

    Les amphores sont l’un des plus anciens outils de vinification, avec 8000 ans d’histoire. Leur retour dans les caves modernes s’inscrit dans une recherche de pureté, d’équilibre et d’authenticité. Elles sont utilisées aujourd’hui par des vignerons innovants… et même par des grands noms bordelais. Plus qu’un effet de mode, elles incarnent une vision durable et artisanale du vin.

  • Beaujolais Nouveau est arrivé !

    Beaujolais Nouveau est arrivé !

    Un peu d’histoire…….

    La tradition du Beaujolais nouveau remonte au XIXe siècle en France, mais elle a pris son essor au milieu du XXe siècle. Elle est étroitement liée à la production de vin dans la région du Beaujolais, située au nord de Lyon.

    À l’origine, les vignerons du Beaujolais produisaient un vin jeune à partir du cépage Gamay, destiné à être consommé rapidement après la récolte. Ce vin, léger et fruité, était vendu localement dans les semaines suivant les vendanges, souvent pour célébrer la fin de la récolte avec les ouvriers agricoles et les habitants de la région.

    L’officialisation dans les années 1950

    En 1951, une réglementation des appellations d’origine contrôlée (AOC) est mise en place pour limiter la mise en vente des vins avant le 15 décembre de l’année de la récolte. Cependant, les producteurs du Beaujolais obtiennent une dérogation leur permettant de vendre leur vin en primeur avant cette date. C’est ainsi que le 13 novembre 1951, le “Beaujolais nouveau” est officiellement reconnu.

    Le succès marketing.

    La tradition prend une dimension nationale puis internationale grâce à une stratégie de promotion dynamique, notamment portée par l’Union Interprofessionnelle des Vins du Beaujolais (UIVB). Dans les années 1970, des campagnes publicitaires et des événements festifs mettent en avant l’idée du “Beaujolais nouveau est arrivé !”, transformant ce vin jeune en un phénomène culturel.

    Les bistrots, les cavistes et les bars à vin adoptent rapidement cette tradition, marquée par des festivités conviviales chaque troisième jeudi de novembre.

    Expansion internationale

    Dans les années 1980, la tradition s’étend au-delà des frontières françaises, notamment au Japon, où le Beaujolais nouveau devient extrêmement populaire. Aujourd’hui, il est exporté dans plus de 110 pays, souvent accompagné de célébrations locales.

    Un moment festif

    Le Beaujolais nouveau est devenu un symbole de convivialité et de célébration. Il est généralement consommé dans une ambiance décontractée, accompagné de plats simples comme des charcuteries ou des fromages.

    Ainsi, cette tradition est le fruit d’un mélange de culture viticole, d’histoire locale et d’une campagne marketing réussie, en faisant un événement annuel attendu.

    L’appellation Beaujolais et ses crus comptent de nombreux vignerons talentueux, certains étant devenus célèbres pour leur travail de qualité et leur rôle dans la reconnaissance internationale de la région.

  • Utilisation des Drones et de l’IA pour une gestion avancée des vignes et de la production de vin

    Utilisation des Drones et de l’IA pour une gestion avancée des vignes et de la production de vin

    Use of Drones and AI for Advanced Vineyard Management and Wine Production

    Utilisation de drones, capteurs et intelligence artificielle pour optimiser la production et la qualité des vins.

    L’imagerie multispectrale est largement utilisée dans de nombreux domaines, notamment dans la surveillance des vignes. En utilisant l’imagerie multispectrale, les producteurs de vin peuvent mieux comprendre l’état de leurs vignes et prendre des décisions informées pour maximiser la qualité et la quantité de leur production de raisin.

    Use of drones, sensors, and artificial intelligence to optimize wine production and quality.

    Multispectral imaging is widely used in many fields, including vineyard monitoring. By using multispectral imaging, wine producers can better understand the condition of their vines and make informed decisions to maximize the quality and quantity of their grape production.

    L’un des principaux avantages de l’imagerie multispectrale dans la surveillance des vignes est sa capacité à fournir une vue complète et détaillée de l’état de chaque vigne. En utilisant différentes longueurs d’onde, les producteurs de vin peuvent obtenir une image complète de la vigne, y compris de ses feuilles, de ses tiges et de ses fruits. Cette information permet aux producteurs de vin de surveiller l’état de leurs vignes et de détecter rapidement tout problème, tels que des maladies ou des infestations de parasites.

    One of the main advantages of multispectral imaging in vineyard monitoring is its ability to provide a comprehensive and detailed view of the condition of each vine. By using different wavelengths, wine producers can obtain a complete image of the vine, including its leaves, stems, and fruits. This information allows wine producers to monitor the state of their vines and quickly detect any issues, such as diseases or pest infestations.

    En outre, l’imagerie multispectrale peut également aider les producteurs de vin à optimiser la croissance et la production de leurs vignes. En utilisant des images multispectrales, les producteurs de vin peuvent surveiller l’état des feuilles et des fruits de leurs vignes et ajuster leurs pratiques de culture en conséquence.

    Par exemple, en surveillant la maturité des fruits, les producteurs de vin peuvent déterminer le moment idéal pour la récolte, ce qui peut maximiser la qualité et la quantité de leur production de raisin.
    De plus, l’imagerie multispectrale est également très utile pour les producteurs de vin qui souhaitent surveiller l’efficacité de leurs pratiques de culture. En utilisant des images, les producteurs de vin peuvent mesurer les effets de différentes pratiques de culture, telles que l’arrosage, la fertilisation et les traitements chimiques, sur l’état de leurs vignes. Cette information peut aider les producteurs de vin à optimiser leurs pratiques de culture pour maximiser la qualité et la quantité de leur production de raisin.

    Furthermore, multispectral imaging can also help wine producers optimize the growth and production of their vines. By using multispectral images, wine producers can monitor the condition of their vines’ leaves and fruits and adjust their cultivation practices accordingly.

    For example, by monitoring the maturity of the fruits, wine producers can determine the ideal time for harvest, which can maximize the quality and quantity of their grape production. Additionally, multispectral imaging is also very useful for wine producers who want to monitor the effectiveness of their cultivation practices. By using images, wine producers can measure the effects of different cultivation practices, such as watering, fertilization, and chemical treatments, on the condition of their vines. This information can help wine producers optimize their cultivation practices to maximize the quality and quantity of their grape production.

    Prenons un exemple, le mildiou est une maladie fongique qui peut affecter les plantes de vigne et causer de graves dommages à la récolte de raisin. La détection rapide et précoce du mildiou est donc cruciale pour les producteurs de vin qui souhaitent protéger leur production. C’est là que l’imagerie multispectrale entre en jeu. En utilisant des longueurs d’onde spécifiques, les producteurs de vin peuvent voir les changements dans la chlorophylle des feuilles de vigne, qui sont souvent les premiers signes de la maladie. Cela permet aux producteurs de vin de prendre des mesures pour traiter la maladie avant qu’elle ne devienne incontrôlable et n’affecte gravement la récolte de raisin.
    Let’s take an example: downy mildew is a fungal disease that can affect vine plants and cause severe damage to the grape harvest. Early and rapid detection of downy mildew is therefore crucial for wine producers who want to protect their production. This is where multispectral imaging comes into play. By using specific wavelengths, wine producers can see changes in the chlorophyll of vine leaves, which are often the first signs of the disease. This allows wine producers to take measures to treat the disease before it becomes uncontrollable and severely affects the grape harvest.

    L’imagerie multispectrale est également particulièrement utile pour surveiller l’efficacité des traitements contre le mildiou. En comparant les images multispectrales avant et après le traitement, les producteurs de vin peuvent mesurer l’efficacité de leurs méthodes de traitement et ajuster leurs pratiques en conséquence.


    En outre, l’imagerie multispectrale est également utile pour surveiller l’étendue de la contamination par le mildiou. En utilisant des images multispectrales, les producteurs de vin peuvent évaluer rapidement l’étendue de la contamination et prendre des mesures pour contrôler la propagation de la maladie.

    Les drones sont utilisés pour une multitude de tâches, allant de la surveillance des vignes à la gestion de l’eau et à la lutte contre les maladies, lorsqu’ils sont équipés de capteurs spéciaux, les drones peuvent surveiller la quantité d’eau dans le sol et la quantité d’eau utilisée par les vignes.

    Les drones peuvent fournir des images détaillées des grappes de raisins, permettant aux viticulteurs de déterminer quels cépages sont prêts à être récoltés.

    Multispectral imaging is also particularly useful for monitoring the effectiveness of treatments against downy mildew. By comparing multispectral images before and after treatment, wine producers can measure the effectiveness of their treatment methods and adjust their practices accordingly.

    Furthermore, multispectral imaging is also useful for monitoring the extent of downy mildew contamination. By using multispectral images, wine producers can quickly assess the extent of the contamination and take measures to control the spread of the disease.

    Drones are used for a multitude of tasks, ranging from vineyard monitoring to water management and disease control. When equipped with special sensors, drones can monitor the amount of water in the soil and the amount of water used by the vines.

    Drones can provide detailed images of grape clusters, allowing winemakers to determine which grape varieties are ready to be harvested.

    Grâce à leur technologie de pointe, ils peuvent collecter des données précises sur la température, l’humidité et les précipitations, permettant aux vignerons d’ajuster leurs pratiques en conséquence.

    Thanks to their advanced technology, they can collect precise data on temperature, humidity, and precipitation, allowing winemakers to adjust their practices accordingly.

    Les vignerons ont désormais la possibilité de faire appel à la pulvérisation par drone pour traiter leurs vignes.

    Les drones, alliés à l’intelligence artificielle, pourraient permettre une gestion encore plus précise et personnalisée des vignes. Imaginez un drone capable d’analyser en temps réel les données qu’il collecte, et de prendre des décisions en conséquence : là ça commence à me faire peur !

    Winemakers now have the option to use drone spraying to treat their vineyards.

    Drones, combined with artificial intelligence, could enable even more precise and personalized vineyard management. Imagine a drone capable of analyzing the data it collects in real-time and making decisions accordingly: now that starts to scare me!

  • Blockchain dans l’Industrie Viticole : Traçabilité, Authenticité et Gestion des Stocks

    Blockchain dans l’Industrie Viticole : Traçabilité, Authenticité et Gestion des Stocks

    Blockchain in the Wine Industry: Traceability, Authenticity, and Inventory Management

    Une Blockchain est comme « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible
    A Blockchain is like a ‘very large ledger, which everyone can read freely and for free, on which everyone can write, but which is impossible to erase and indestructible.

    Jean-Paul Delahaye – Mathématicien

    Un peu de définition pour commencer : c’est en 2008, juste avant l’apparition du Bitcoin, que la première « Blockchain » voit le jour, notamment pour accélérer le développement des cryptomonnaies. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations, sous forme de « chaîne de blocs », est réputée pour offrir une traçabilité sécurisée des transactions.

    A bit of definition to start with: it was in 2008, just before the emergence of Bitcoin, that the first ‘Blockchain’ came into existence, primarily to accelerate the development of cryptocurrencies. This technology for storing and transmitting information, in the form of a ‘chain of blocks,’ is known for providing secure traceability of transactions.

    Le choix du nom « Blockchain » s’explique par le fait que les transactions entre les utilisateurs connectés en réseau sont regroupées par blocs. Le partage des données s’effectue rapidement et sans intermédiaire.

    The choice of the name ‘Blockchain’ is explained by the fact that transactions between network-connected users are grouped into blocks. Data sharing occurs quickly and without intermediaries.

    Source : Bercy Entreprises Infos

    C’est très bien tout ça mais comment cette technologie blockchain peut transformer l’industrie viticole. Voici quelques points clés sur son utilisation :

    That’s all well and good, but how can blockchain technology transform the wine industry? Here are some key points on its usage:

    Traçabilité et transparence – Traceability and transparency:

    La blockchain permet de suivre chaque étape de la production du vin, de la vigne à la bouteille. Les informations telles que le cépage, l’emplacement géographique, les méthodes de culture et les dates de récolte peuvent être enregistrées de manière sécurisée et immuable. Cela permet aux consommateurs de vérifier l’authenticité et la qualité du vin qu’ils achètent en scannant un QR code sur la bouteille ou d’une etiquette RFID

    Blockchain allows for tracking every step of wine production, from the vineyard to the bottle. Information such as grape variety, geographic location, cultivation methods, and harvest dates can be securely and immutably recorded. This enables consumers to verify the authenticity and quality of the wine they purchase by scanning a QR code on the bottle or an RFID tag.

    Lutte contre la contrefaçonFight against counterfeiting :

    La contrefaçon est un problème majeur dans l’industrie du vin, surtout pour les grands crus. En utilisant des technologies comme les puces RFID ou NFC combinées à la blockchain, chaque bouteille peut être authentifiée de manière unique. Cela réduit considérablement le risque de contrefaçon et assure aux consommateurs qu’ils achètent un produit authentique.

    Counterfeiting is a major problem in the wine industry, especially for fine wines. By using technologies such as RFID or NFC chips combined with blockchain, each bottle can be uniquely authenticated. This significantly reduces the risk of counterfeiting and ensures that consumers are purchasing an authentic product.

    Les étiquettes RFID peuvent aider à authentifier les bouteilles de vin, réduisant ainsi le risque de contrefaçon. Les consommateurs peuvent scanner l’étiquette pour vérifier l’authenticité du produit.

    RFID tags can help authenticate wine bottles, thus reducing the risk of counterfeiting. Consumers can scan the tag to verify the authenticity of the product.

    Gestion des stocksInventory management :

    Les producteurs et les distributeurs peuvent utiliser des lecteurs RFID pour surveiller les stocks en temps réel. Cela permet de réduire les erreurs de gestion et d’optimiser les processus logistiques.

    Les étiquettes RFID peuvent également inclure des capteurs pour surveiller les conditions de stockage, comme la température et l’humidité, assurant ainsi que le vin est conservé dans des conditions optimales.

    Producers and distributors can use RFID readers to monitor inventory in real-time. This helps reduce management errors and optimize logistical processes.

    RFID tags can also include sensors to monitor storage conditions, such as temperature and humidity, ensuring that the wine is kept in optimal conditions.

    Tokenisation et NFT :

    La blockchain permet également la tokenisation des vins, où chaque bouteille peut être représentée par un jeton numérique (NFT). Cela ouvre de nouvelles possibilités pour la vente et la collection de vins, permettant aux consommateurs d’acheter, vendre et échanger des vins de manière sécurisée et transparente.

    Blockchain also enables the tokenization of wines, where each bottle can be represented by a digital token (NFT). This opens up new possibilities for the sale and collection of wines, allowing consumers to buy, sell, and trade wines in a secure and transparent manner.

    Voici un exemple concret d’utilisation de NFT dans le domaine viticole :

    Château Angélus, un prestigieux domaine viticole de Bordeaux, a lancé une série limitée de bouteilles de vin associées à des NFT. Chaque NFT représente une bouteille unique de leur millésime 2020. Ces NFT garantissent l’authenticité et la provenance de chaque bouteille, offrant aux acheteurs une preuve immuable de l’origine du vin.

    Les acheteurs peuvent également accéder à des contenus exclusifs, comme des visites virtuelles du domaine, des vidéos sur le processus de vinification, et des invitations à des événements privés. Cela crée une expérience immersive et interactive pour les collectionneurs et les amateurs de vin.

    Here is a concrete example of the use of NFTs in the wine industry :

    Château Angélus, a prestigious Bordeaux wine estate, has launched a limited series of wine bottles associated with NFTs. Each NFT represents a unique bottle of their 2020 vintage. These NFTs guarantee the authenticity and provenance of each bottle, providing buyers with immutable proof of the wine’s origin.

    Buyers can also access exclusive content, such as virtual tours of the estate, videos on the winemaking process, and invitations to private events. This creates an immersive and interactive experience for collectors and wine enthusiasts.

    Optimisation de la chaîne d’approvisionnement – Supply chain optimization:

    En intégrant la blockchain dans la chaîne d’approvisionnement, les producteurs peuvent améliorer l’efficacité et la rentabilité de leurs opérations. Les données sur la production, le transport et la distribution peuvent être partagées de manière sécurisée entre tous les acteurs de la chaîne, réduisant ainsi les erreurs et les fraudes.

    By integrating blockchain into the supply chain, producers can improve the efficiency and profitability of their operations. Data on production, transportation, and distribution can be securely shared among all actors in the chain, thereby reducing errors and fraud.

  • Les petits bouchons….

    Les petits bouchons….


    “Quand il entend le mot ‘bouchon’, le pessimiste pense aussitôt aux autoroutes, l’optimiste, à une bonne bouteille de vin.”

    Bernard Pivot

    On a décidé de vous parler d’un élément, petit mais cruciale , pour nos nectars adorés : les bouchons !

    Les bouchons des bouteilles de vin jouent un rôle très important dans la préservation et l’évolution du vin. Leur histoire, fabrication, utilité et évolution sont riches et intéressantes.

    We decided to talk to you about a small but crucial element for our beloved nectars: the corks!

    The corks of wine bottles play a very important role in the preservation and evolution of wine. Their history, manufacturing, utility, and evolution are rich and interesting.

    Un peu d’histoire….

    Dans l’Antiquité, les amphores, utilisées pour le stockage et le transport du vin, étaient scellées avec des bouchons faits de matériaux divers comme la céramique, la cire ou le bois.

    Les Romains utilisaient souvent des bouchons en argile scellés avec de la poix ou de la cire.

    Avec l’évolution des techniques de fabrication du vin, les bouchons en liège commencent à être utilisés en Espagne et au Portugal.

    Au XVIe siècle, le liège devient de plus en plus populaire grâce à sa capacité à sceller hermétiquement les bouteilles de vin et à permettre une maturation contrôlée.

    L’invention de la bouteille de vin moderne avec un col étroit en Angleterre au XVIIe siècle favorise l’utilisation des bouchons de liège.

    Au XVIIIe siècle, Dom Pérignon, moine bénédictin, utilise le bouchon de liège pour ses vins mousseux, contribuant à leur succession .

    In ancient times, amphorae used for storing and transporting wine were sealed with corks made from various materials such as ceramics, wax, or wood.

    The Romans often used clay corks sealed with pitch or wax.

    With the evolution of winemaking techniques, cork stoppers began to be used in Spain and Portugal.

    In the 16th century, cork became increasingly popular due to its ability to hermetically seal wine bottles and allow for controlled maturation.

    The invention of the modern wine bottle with a narrow neck in England in the 17th century promoted the use of cork stoppers.

    In the 18th century, Dom Pérignon, a Benedictine monk, used cork stoppers for his sparkling wines, contributing to their success.

    Fabrication des bouchons de liège

    Le liège provient de l’écorce du chêne-liège, principalement cultivé en Espagne, au Portugal et dans certaines régions de la Méditerranée.

    L’écorce est récoltée tous les 9 à 12 ans sans nuire à l’arbre.

    Les planches de liège sont bouillies pour les nettoyer et les assouplir. Elles sont ensuite laissées à sécher pendant plusieurs mois. Les bouchons sont ensuite découpés à partir des planches de liège, puis triés selon leur qualité. Ils sont souvent poncés et traités pour améliorer leur imperméabilité et leur uniformité.

    Cork comes from the bark of the cork oak, primarily cultivated in Spain, Portugal, and certain regions of the Mediterranean.

    The bark is harvested every 9 to 12 years without harming the tree.

    The cork boards are boiled to clean and soften them. They are then left to dry for several months. The corks are then cut from the cork boards and sorted according to their quality. They are often sanded and treated to improve their impermeability and uniformity.

    Mais quelle est l’utilité des bouchons de vin ?

    Les bouchons de liège scellent hermétiquement les bouteilles, empêchant l’oxygène d’entrer et d’altérer le vin. Ils permettent cependant une micro-oxygénation, essentielle pour le vieillissement des vins de garde. Le bouchon de liège contribue à la maturation du vin en permettant un échange contrôlé de gaz entre l’intérieur de la bouteille et l’extérieur.

    C’est pourquoi on conserve le vin en position horizontale !

    Lorsque le bouchon reste en contact avec le vin, il ne se dessèche pas. Un bouchon sec peut se rétracter et laisser entrer de l’air dans la bouteille, ce qui accélère l’oxydation du vin. Un bouchon humide reste ainsi gonflé et assure une meilleure étanchéité, empêchant ainsi l’air de pénétrer dans la bouteille.

    Cork stoppers hermetically seal bottles, preventing oxygen from entering and altering the wine. However, they allow for micro-oxygenation, which is essential for the aging of fine wines. The cork stopper contributes to the maturation of the wine by allowing a controlled exchange of gases between the inside of the bottle and the outside.

    This is why wine is stored horizontally!

    When the cork remains in contact with the wine, it does not dry out. A dry cork can shrink and let air into the bottle, accelerating the oxidation of the wine. A wet cork remains swollen and ensures a better seal, thus preventing air from entering the bottle.

    Évolution et modernisation

    Bouchons synthétiques

    Depuis les années 1990, des bouchons synthétiques en plastique ont été développés pour offrir une alternative moins coûteuse et éviter les problèmes de contamination par le TCA (trichloroanisole), responsable du goût de bouchon.

    Since the 1990s, synthetic plastic stoppers have been developed to offer a less expensive alternative and avoid problems of contamination by TCA (trichloroanisole), which is responsible for cork taint.

    Bouchons à vis (screw cap) :

    De plus en plus populaires, surtout pour les vins blancs et les vins de consommation rapide, les bouchons à vis offrent une étanchéité parfaite et sont faciles à ouvrir.

    Becoming increasingly popular, especially for white wines and wines for quick consumption, screw caps offer a perfect seal and are easy to open.

    Bouchons en verre :

    Les bouchons en verre, esthétiques et réutilisables, commencent à gagner du terrain dans les vins de prestige.

    Glass stoppers, which are aesthetic and reusable, are starting to gain ground in prestige wines.

    Technologie et durabilité :

    Les innovations incluent des bouchons en matériaux composites et des efforts pour rendre les bouchons de liège plus durables et traçables. Les producteurs cherchent à minimiser l’impact environnemental en optimisant la gestion des forêts de chêne-liège et en recyclant les bouchons usagés.

    Innovations include stoppers made from composite materials and efforts to make cork stoppers more sustainable and traceable. Producers are looking to minimize environmental impact by optimizing the management of cork oak forests and recycling used corks.

    Les bouchons des bouteilles de vin, qu’ils soient en liège, en plastique, en métal ou en verre, jouent un rôle crucial dans la conservation et l’évolution du vin. Leur histoire illustre l’évolution des techniques et des matériaux utilisés pour garantir la meilleure expérience de dégustation possible.

    Toutefois il est à ce jour encore difficile de remplacer le liège pour les vins de garde car les propriétés intrinsèque du liège en fond le meilleur compagnon de route pour aider le vin à grandir et s’épanouir sur les années.

    The stoppers of wine bottles, whether made of cork, plastic, metal, or glass, play a crucial role in the preservation and evolution of wine. Their history illustrates the evolution of techniques and materials used to ensure the best possible tasting experience.

    However, it is still difficult to replace cork for aging wines because the intrinsic properties of cork make it the best companion to help wine grow and flourish over the years.

    Après ouverture de la bouteille ?

    Après ouverture le bouchon de liège perd ses propriétés conservatrices à cause de l’arrachage et des étirements subis. Le vin est alors exposé à l’oxygène conduisant à une oxydation progressive. Il sera alors difficile de le conserver plus de 24h juste en remettant le bouchon.

    Pour assurer une meilleure conservation des bouchons avec pompes à vide d’air sont peu coûteux et très efficaces.

    Des systèmes plus onéreux par injection de gaz inerte permettent une conservation parfaite du vin pour plusieurs mois.

    https://www.coravin.com

    After opening, the cork loses its preservative properties due to tearing and stretching. The wine is then exposed to oxygen, leading to progressive oxidation. It will be difficult to keep it for more than 24 hours just by putting the cork back.

    To ensure better preservation, vacuum pumps for corks are inexpensive and very effective. More expensive systems using inert gas injection allow for perfect preservation of the wine for several months.